Ventes au Japon: A gauche chemisier, à droite abat-jour
Les mille dentelles
de Saint-Maur
Ces entreprises qui se visitent
Sixième étape : Au brise-bise, là où la dentelle
de nos grand-mères est toujours à l'honneur. ON CROIRAIT une
maison de poupées cachée au fond d'un jardin.
Dans la maisonnette en bois vert flotte une agréable odeur de lessive
qui nous fait remonter le temps. La maîtresse des lieux, tout de blanc
vêtue, semble elle-même sortie d'un conte de fées : Monique
Ducours est dentellière. Dans ce petit intérieur de quelques
mètres carrés, l'atmosphère est chaleureuse : de vieux
meubles, des paniers en osier, un petit fauteuil dans le coin invite à
s'asseoir. On peut s'attarder sur les collections de poupées et de
boîtes métalliques, ou sur ces accessoires de mercerie ancienne
que Monique prend un plaisir évident à détailler.
Jupes, robes de baptême, et brise-bise, puis la vieille
affiche du « Petit Echo de la mode » et les étagères
pleines de linge de maison nous rappellent l'objet de notre visite : l'artisane
travaille presque exclusivement la dentelle ancienne. Dans sa boutique-atelier,
qui n'a pas pignon sur rue, Monique crée, à partir de vieilles
dentelles, toute sorte de linge de maison et de vêtements. «
Ma dentelle ? Je la trouve en chinant dans les foires et les brocantes.
Seulement si j'ai besoin d'une très grande pièce, je fais
alors appel à un producteur du Puy-en-Velay (Haute-Loire) mais j'en
informe ma cliente », explique Monique, qui tient à la qualité
de sa marchandise. Sa spécialité : les brise-bise, ces petits
rideaux que l'on place en haut des fenêtres. Mais la dentellière
fait de tout : des gilets, des jupes, des sacs, des robes de baptême
et, bien entendu, des napperons. Surtout des créations, même
si Monique est aussi spécialiste de la restauration des vieilles
dentelles. Fille de couturière, elle a « toujours eu des aiguilles
dans les mains ». Toutefois, elle continue de prendre des cours :
« Il y a mille dentelles différentes, on en apprend toujours.
» Et à ceux qui admirent sa patience pour un travail si long
et minutieux, la dentellière répond : « C'est une question
de plaisir. Ce n'est pas de la patience qu'il faut, mais de la passion.
Quand je me mets sur ma dentelle, j'entends les oiseaux chanter. »
Au brise-bise, 76, avenue de Condé, à Saint-Maur.
Visite gratuite sur rendez-vous.
01.48.86.86.48 ou www.aubrisebise.com.

SAINT-MAUR,
JEUDI DERNIER. Monique Ducours, dentellière, crée toutes sortes
de linge de maison à l'ancienne dans sa minuscule boutique. (LP/M.G.)
Mylène Girardeau
Le Parisien , lundi 15 août 2005

| Dates | Presse |
|---|---|
| 2008 | Campagne Décoration |
| 2006 | Saint-Maur Magazine (Cours de dentelle) |
| 2005 | Aladin |
| 2005 | Le Parisien |
| 2002 | Presse internationale |
| 2001 | Campagne Décoration |
| 1997 | Villages des Bords de Marne |
| 1997 | Villages services |
| 1997 | Votre Maison |
| 1997 | Madame Figaro |